{"id":1510,"date":"2023-10-06T11:28:35","date_gmt":"2023-10-06T09:28:35","guid":{"rendered":"https:\/\/interbulletin.noblogs.org\/?p=1510"},"modified":"2023-10-06T16:46:38","modified_gmt":"2023-10-06T14:46:38","slug":"emission-6-du-6-octobre-2023","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/interbulletin.noblogs.org\/?p=1510","title":{"rendered":"\u00c9mission #6 du 6 octobre 2023"},"content":{"rendered":"\n<p><p>Retrouvez l\u2019\u00e9mission hebdomadaire du 6 octobre diffus\u00e9e sur Micros rebelles <a rel=\"noopener\" href=\"https:\/\/www.micros-rebelles.fr\/site\/radio\/podcasts\/bulletin-inter-6-octobre-2023\" target=\"_blank\">\u00e0 \u00e9couter ici.<\/a><\/p><p>Au sommaire de ce Bulletin international :<\/p><p><strong>6 000 travailleurs en gr\u00e8ve dans une usine de chaussures (Vietnam)<\/strong><\/p><p><em>Nous ouvrons ce Bulletin international en relatant <a href=\"https:\/\/interbulletin.noblogs.org\/?p=1315\">la gr\u00e8ve de 6 000 travailleurs dans une usine de chaussures au Vietnam<\/a>.<\/em><\/p><p>Pas moins de 6 000 travailleurs de l&rsquo;entreprise de fabrication de chaussures en cuir Viet Glory, \u00e0 participation ta\u00efwanaise, dans la province de Nghe An, au centre-nord du Vietnam, sont en gr\u00e8ve depuis lundi apr\u00e8s-midi pour r\u00e9clamer des salaires plus \u00e9lev\u00e9s.<\/p><p>Mardi, les travailleurs se sont rassembl\u00e9s devant l&rsquo;usine de l&rsquo;entreprise dans le district de Dien Chau, dans la province de Nghe An.<\/p><p><strong>Gr\u00e8ve des travailleurs et travailleuses de Veolia dans le Nottinghamshire (Grande Bretagne)<\/strong><\/p><p><em>Cette gr\u00e8ve a en commun avec <a href=\"https:\/\/interbulletin.noblogs.org\/?p=1268\">celle des travailleurs de Veolia<\/a> dans le Nottinghamshire en Grande-Bretagne de mettre face \u00e0 face des travailleurs et une entreprise dont les capitaux sont \u00e9trangers.<\/em><\/p><p>Le responsable du syndicat GMB, Mick Coppin, a d\u00e9clar\u00e9\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Veolia Nottinghamshire r\u00e9colte d\u2019\u00e9normes sommes d\u2019argent aupr\u00e8s des contribuables locaux. En \u00e9change, ils attendent des travailleurs locaux qu\u2019ils effectuent un travail dangereux, difficile et malodorant pour le salaire minimum. Nos membres n\u2019ont plus les moyens de chauffer leur maison et de payer leurs factures. Ils sont conduits \u00e0 bout par une entreprise qui vaut plusieurs millions de livres. Veolia, qui sait discuter d\u2019op\u00e9rations commerciales avec le r\u00e9gime russe, refuse d\u2019entamer des n\u00e9gociations avec le syndicat GMB. C\u2019est une honte<\/em>.\u00a0\u00bb<\/p><p><strong>Gr\u00e8ves et licenciements pour syndicalisme dans les serres d&rsquo;Agrobay (Turquie)<\/strong><\/p><p><em>Nous poursuivons sur l\u2019internationale du capital par <a href=\"https:\/\/interbulletin.noblogs.org\/?p=1327\">une gr\u00e8ve dure se d\u00e9roule dans les serres d\u2019Agrobay en Turquie<\/a> o\u00f9 un mouvement se poursuit depuis 42 jours notamment suite \u00e0 des licenciements prononc\u00e9s en raison de la simple appartenance de travailleurs \u00e0 un syndicat. Les produits qui sortent de cette entreprise se retrouvant sur les \u00e9tals de nombreux pays, les travailleurs font appel aux consommateurs de leurs produits en manifestant devant les consulats pour obtenir un soutien international dans leur lutte pour que leurs droits soient respect\u00e9s et que les violences et humiliations qu\u2019ils subissent cessent.<\/em><\/p><p>Un groupe de travailleurs de l\u2019entreprise de serres Agrobay, licenci\u00e9s en raison de leur affiliation au Syndicat des travailleurs agricoles (Tar\u0131m-Sen), a poursuivi sa protestation de 42 jours \u00e0 \u0130stanbul. Ces travailleurs ont protest\u00e9 contre les violations de leurs droits, les humiliations, les menaces et les insultes auxquelles ils ont \u00e9t\u00e9 confront\u00e9s pendant leur emploi.<\/p><p>Repr\u00e9sentant les 39 travailleurs syndiqu\u00e9s licenci\u00e9s, une d\u00e9l\u00e9gation s\u2019est exprim\u00e9e devant les consulats des principaux pays acheteurs d\u2019Agrobay, faisant la lumi\u00e8re sur les violations commises par l\u2019employeur et pr\u00e9sentant leurs revendications.<\/p><p>Selon les rapports de Yeni Ya\u015fam, les travailleurs ont commenc\u00e9 leur protestation devant le consulat des \u00c9tats-Unis, et le pr\u00e9sident de Tar\u0131m-Sen, Umut Kocag\u00f6z, a articul\u00e9 leurs demandes : \u00ab\u00a0Nous sommes venus devant les consulats des pays o\u00f9 Agrobay fait du commerce pour envoyer un message aux citoyens de ces pays.\u00a0\u00bb<\/p><p><strong>Chauffeurs de camion en gr\u00e8ve \u00e0 Gr\u00e4fenhausen: dr\u00f4le de danse de la direction de Mazur<\/strong><\/p><p><em>Ensuite nous faisons un retour rapide sur l\u2019<a href=\"https:\/\/interbulletin.noblogs.org\/?p=1302\">\u00e9volution de la situation \u00e0 Gr\u00e4fenhausen<\/a>. L\u2019entreprise Mazur est localis\u00e9e en Pologne et le piquet de gr\u00e8ve se tient sur une aire d\u2019autoroute en Allemagne. Contrairement \u00e0 ce qui avait \u00e9t\u00e9 affirm\u00e9 la semaine derni\u00e8re, le groupe Mazur ne s\u2019engage plus \u00e0 ne pas poursuivre devant la justice les chauffeurs gr\u00e9vistes. Une repr\u00e9sentante du groupe polonais Mazur a ni\u00e9 tout accord avec les camionneurs qui ont fait gr\u00e8ve jusqu\u2019\u00e0 r\u00e9cemment \u00e0 Gr\u00e4fenhausen.<\/em><\/p><p>Le <em>Frankfurter Rundschau<\/em> dispose notamment d\u2019un contrat portant un cachet et une signature de la soci\u00e9t\u00e9 Agmaz de Mazur. Il y est dit en substance que l\u2019entreprise confirme qu\u2019elle retire toutes les accusations port\u00e9es contre le chauffeur en question, qu\u2019elle n\u2019en formulera pas de nouvelles et qu\u2019elle en informera \u00e9galement les autorit\u00e9s comp\u00e9tentes. Cet aspect \u00e9tait tr\u00e8s important pour les camionneurs.<\/p><p>Les quelque 70 derniers chauffeurs, originaires pour la plupart de G\u00e9orgie et d\u2019Ouzb\u00e9kistan, avaient mis fin \u00e0 la gr\u00e8ve le week-end dernier apr\u00e8s plus de deux mois et avaient parl\u00e9 d\u2019un succ\u00e8s : Une grande partie des salaires a \u00e9t\u00e9 pay\u00e9e et Mazur s\u2019est engag\u00e9 \u00e0 ne plus engager de poursuites judiciaires contre ses collaborateurs.<\/p><p><strong>\u00ab\u00a0\u2026les travailleurs se plaignent de salaires impay\u00e9s s\u2019\u00e9levant au total \u00e0 un demi-million d\u2019euros\u2026\u00a0\u00bb<\/strong><\/p><p>En plus de deux entreprises autrichiennes, des entreprises allemandes de la cha\u00eene d\u2019approvisionnement ont \u00e9galement mis la main \u00e0 la bourse. La DGB a parl\u00e9 dans ce contexte d&rsquo;\u00ab\u00a0une coalition de responsables\u00a0\u00bb et d\u2019un grand nombre de \u00ab\u00a0dons\u00a0\u00bb.<\/p><p><strong>3 jours de gr\u00e8ve nationale des livreurs de iFood (Br\u00e9sil)<\/strong><\/p><p><em>Nous d\u00e9couvrons ensuite <a href=\"https:\/\/interbulletin.noblogs.org\/?p=1312\">une gr\u00e8ve qui s\u2019est d\u00e9roul\u00e9e le week-end dernier au Br\u00e9sil<\/a>. Cette gr\u00e8ve nationale de trois jours et un appel au boycott des applications de livraison de nourriture \u00e0 domicile survient apr\u00e8s l\u2019\u00e9chec des n\u00e9gociations sur le salaire minimum et le temps de travail au sein du groupe de travail mis en place par le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral br\u00e9silien et avant son projet de loi. Il s\u2019agit bien plus que de revendiquer un meilleur salaire de d\u00e9finir le temps de travail : le temps d\u2019attente doit-il \u00eatre pris en compte ? Jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent seule la course r\u00e9alis\u00e9e compte. Cette situation n\u2019est bien s\u00fbr pas sans rappeler les conditions des livreurs Uber en France.<\/em><\/p><p><em>Les plates-formes de transport et de livraison sont \u00e9galement en plein essor au Br\u00e9sil, avec des conditions de travail comparables \u00e0 celles du monde entier et des luttes similaires contre celles-ci : Du 29 mars au 3 avril 2022, des livreurs de repas se sont mis en gr\u00e8ve dans 16 villes du Br\u00e9sil pour r\u00e9clamer des salaires plus \u00e9lev\u00e9s, et une journ\u00e9e d\u2019action nationale a eu lieu le 1er avril. A Rio de Janeiro et Sao Paulo, les chauffeurs de taxi des plateformes Uber et 99 ont \u00e9galement fait gr\u00e8ve \u00e0 plusieurs reprises, exigeant que les entreprises ne conservent que 20 % de la r\u00e9mun\u00e9ration des courses (actuellement plus de 30 %), que les trajets soient pay\u00e9s aux passagers et qu\u2019ils soient inform\u00e9s du prix par Uber avant les courses. En outre, ils demandent l\u2019installation de cam\u00e9ras dans les voitures pour les conductrices.<\/em><\/p><p>\u00a0<\/p><p>C\u2019est \u00e0 pr\u00e9sent une gr\u00e8ve nationale de trois jours qui a eu lieu du 29 septembre au 1er octobre, accompagn\u00e9 d\u2019un appel au boycott des fournisseurs d\u2019applications. Ceci fait suite \u00e0 l\u2019\u00e9chec des n\u00e9gociations sur le salaire minimum et le temps de travail au sein du groupe de travail mis en place par le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral br\u00e9silien, en vue de l\u2019\u00e9laboration d\u2019un projet de loi.<\/p><p>\u00a0<\/p><p><strong>Syndicats contre travailleurs: comment l\u2019UAW sabote la gr\u00e8ve dans l\u2019industrie automobile (USA)<\/strong><\/p><p><em>Pour finir, nous faisons un point d\u2019\u00e9tape concernant le mouvement qui se d\u00e9roule dans l\u2019industrie automobile aux USA, pris sous la f\u00e9rule de l\u2019UWA.<\/em><\/p><p><em>Vendredi 15 septembre, au lendemain de la fin de validit\u00e9 du contrat qui doit faire l\u2019objet de nouvelles n\u00e9gociations, alors que 150 000 travailleurs de General Motors, Ford et Stellantis s\u2019appr\u00eataient la veille \u00e0 d\u00e9brayer dans 86 usines et entrep\u00f4ts, suite \u00e0 un vote \u00e0 97\u00a0% en faveur de la gr\u00e8ve, l\u2019UAW, syndicat majoritaire, reprend la main. Mais la soi-disant \u00ab\u00a0strat\u00e9gie\u00a0\u00bb de la \u00ab\u00a0gr\u00e8ve debout\u00a0\u00bb pron\u00e9e et mise en \u0153uvre par l\u2019UAW a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue en \u00e9troite collaboration avec l\u2019administration Biden et les constructeurs automobiles. <\/em><\/p><p><em>Une semaine plus tard, l\u2019UAW \u00e9tend la gr\u00e8ve\u00a0: 7 000 travailleurs suppl\u00e9mentaires dans deux usines rejoignent le piquet de gr\u00e8ve. Si l<\/em>e 15 septembre, le syndicat avait initialement cibl\u00e9 une usine d\u2019assemblage de quelques entreprises, il a seulement engag\u00e9 dans le rapport de force 38 centres de distribution de pi\u00e8ces d\u00e9tach\u00e9es g\u00e9r\u00e9s par GM et Stellantis. Ford a \u00e9t\u00e9 \u00e9pargn\u00e9 par cette extension, car les n\u00e9gociations avec le syndicat \u00e9taient en cours \u00e0 ce moment-l\u00e0. Au total, environ 25 000, soit 17 % des 146 000 travailleurs des trois constructeurs sont aujourd\u2019hui en gr\u00e8ve.<\/p><p>Il appara\u00eet ainsi que le syndicat a structur\u00e9 ses d\u00e9brayages de mani\u00e8re \u00e0 ce que les entreprises puissent continuer \u00e0 fabriquer de grosses camionnettes et des SUV, leurs v\u00e9hicules les plus vendus et les plus rentables. Auparavant, il avait mis \u00e0 l\u2019arr\u00eat des usines d\u2019assemblage dans le Missouri, l\u2019Ohio et le Michigan, qui fabriquent des camionnettes, des fourgonnettes et des SUV de taille moyenne, moins rentables que les v\u00e9hicules de plus grande taille.<\/p><p>\u00a0<\/p><p>Cr\u00e9dits : <a href=\"https:\/\/unsplash.com\/fr\/@markusspiske\">Markus Spiske<\/a><\/p> <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Retrouvez l\u2019\u00e9mission hebdomadaire du 6 octobre diffus\u00e9e sur Micros rebelles \u00e0 \u00e9couter ici. 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